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Marche, accompagnez-le

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A 6 mois, votre enfant n'est pas pressé de tenir assis ? A 10 mois, il ne se lance pas dans le quatre pattes ? A 16 mois, il peine encore à vous lâcher la main ? Le chemin qui mène à l'apprentissage de la marche est pavé d'obstacles souvent invisibles pour des yeux d'adultes. Nos conseils pour l'encourager.

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Marche, accompagnez-le (13 photos)

Le 4 pattes : pas une étape obligée

Si le quatre pattes est une étape importante pour le développement psychomoteur et l'autonomie, ce n'est pas un passage obligé ! Certains enfants se déplacent " en crabe ", sur le côté, d'autres en " nageur " en progressant à reculons avec les réflexes de nage du nouveau-né.
L'" hypertonique " garde les jambes raides et avance sur les mains et la pointe des pieds. Certains enfants gardent aussi les mains au sol, un genou à terre et tendent la seconde jambe qui sert de propulseur. Ou encore, prennent appui sur les coudes, fesses pointées vers l'arrière. Quelle créativité !

4 pattes : comment l'aider ?

Une chose est sûre, cela ne sert à rien de montrer à votre enfant comment marcher à quatre pattes… Sauf à le faire rigoler ! Plus il se traînera par terre, rampera, marchera à quatre pattes, plus il abordera la marche sereinement.
Donnez-lui envie d'explorer son univers, en plaçant, par exemple, des jouets qui le tentent afin qu'il pivote sur lui-même pour les attraper.
Attention, bien sûr, à ne pas laisser d'objets dangereux à portée de main. Pensez à équiper les prises de courant de cache-prise et restreignez l'accès à l'escalier.

Le parc : une bonne idée

Le parc à barreaux présente l'avantage de délimiter un espace de jeu familier et rassurant pour votre explorateur en herbe. Il peut commencer à y jouer dès 6-7 mois. Comme il se sent en sécurité, il va avoir envie de se redresser en position assise, surtout si vous y accrochez quelques jouets.
En se tenant aux barreaux, votre tout-petit va aussi expérimenter la position debout puis se déplacer en prenant appui le long des parois.

Parc : comment l'aider ?

D'abord en choisissant un modèle qui respecte bien les normes de sécurité européennes. Le marquage CE doit être visible, de même que le logo NF qui atteste de la qualité de construction du parc.
Ensuite, en ne l'y laissant pas pendant des heures, sans surveillance. Votre enfant a aussi besoin d'explorer son monde !

Debout : pas de forcing

C'est à partir de la position debout, accroché à un meuble ou un support que votre enfant va expérimenter et travailler son équilibre. En intervenant physiquement, vous risquez de court-circuiter le processus d'apprentissage et de la forcer à brûler les étapes.
On repère facilement un enfant à qui l'on n'a pas laissé assez d'autonomie dans l'apprentissage de la marche : il conserve longtemps une démarche précaire, les jambes écartées, il est souvent maladroit et mal à l'aise dans son corps.

Debout : comment l'aider ?

Il ne s'agit pas d'entraîner votre enfant de force, mais le solliciter n'est jamais mauvais. Tout est question de juste milieu ! L'activité motrice à 1 an ne prédit pas grand-chose des capacités futures. Tout cela se construit au fil des années…
En attendant, veillez à ce que les pièces dans lesquelles votre enfant évolue disposent de suffisamment de supports stables sur lesquels se hisser. Vous pouvez aussi disposer des jouets attrayants un peu en hauteur pour l'inciter à se mettre debout. Mais rien de plus !

Une chute : le bon réflexe

Une chute ou une perte d'équilibre quand on apprend à marcher, cela arrive ! Apprendre à marcher, c'est aussi apprendre à tomber ! Votre enfant est très réceptif. S'il sent que vous doutez de sa capacité à marcher ou que vous ressentez de l'appréhension, il risque de peiner à se lancer.
Comment l'aider ? Il a besoin de compliments et d'encouragements de votre part pour oublier sa détresse passagère. Lorsque vous le sentez plus détendu, pour vaincre votre appréhension et la sienne, n'hésitez pas à lui faire des petits croche-pieds, pour rire, sur un sol mou, herbe, sable… En le retenant, bien sûr ! Cela vous permettra de lui montrer, s'il n'en a pas le réflexe, qu'il doit mettre ses mains en avant pour amortir sa chute. Cela vous donnera confiance à tous les deux ! Ainsi, vous ne vous précipiterez pas vers lui dès qu'il semble sur le point de perdre l'équilibre.

Youpala, trotteur : attention !

Différentes études on établi que beaucoup de traumatismes crâniens recensés chez les enfants de moins de 12 mois étaient dus à des accidents de trotteurs responsables de chutes dans les escaliers, d'objets en hauteur qui tombent après avoir été heurtés, de brûlures des mains sur la porte du four…
Il est aussi accusé de retarder l'apparition de la marche et de favoriser une mauvaise position du dos. Tout cela fait un peu hésiter !

Trotteur : comment faire ?

Si les arguments " contre " ne vous ont pas convaincue, restez très vigilante. L'avantage majeur du youpala est de permettre à l'enfant de se mouvoir dans un environnement plus riche (que son parc par exemple), ce qui favorisera sa capacité de découverte. En ne l'y laissant pas plus d'une heure par jour par tranches de 15 minutes environ, en gardant un œil sur lui, et s'il y trouve du plaisir, pourquoi pas ?
Choisissez un modèle conforme à la norme de sécurité CE. Réglez bien la hauteur du trotteur en fonction de sa taille.

Votre enfant doit toucher le sol de la pointe des pieds et non avec la plante des pieds.

Le trotteur doit toujours être utilisé sous votre surveillance sur une surface sans dénivellation et en parcours " sécurisé ".

Marche : chacun son rythme

Votre enfant ne marche toujours pas à 16 mois… alors que ses cousins si ! Langage, propreté, marche… chaque enfant a son propre rythme. La marche sans appui apparaît en moyenne vers 13 mois, le plus souvent entre 10 et 16 mois. Parfois avant : 3 % des enfants marchent seuls à 9 mois. Parfois après…
Vers 19 ou 20 mois, si votre enfant ne marche pas, il sera utile de le signaler au médecin.

Marche ; comment l'aider ?

Ne lui mettez pas la pression. Evitez par exemple de lui lâcher la main dans l'espoir de le forcer à faire un pas en avant. C'est lui qui décidera du moment !
Pour qu'il ait du plaisir à encourager ses habiletés motrices, renforcer son équilibre et son adaptation à l'espace.
Vous pouvez déposer chez vous des blocs de mousse à escalader, des coussins ou un tunnel en toile pour ramper et se cacher…

Et les escaliers ?

Votre bébé de 18 mois marche… mais a du mal dans les descentes et les escaliers ? Attention aux roulades involontaires !
Un peu de patience : dans quelques semaines, les pas de votre enfant vont s'allonger, sa vitesse augmenter, ses jambes se resserrer et le temps d'appui sur les deux pieds entre chaque pas va diminuer et il sera à même de descendre des escaliers.
Il ne marchera plus en posant ses pieds bien à plat sur le sol, mais amorcera son pas par le talon. Il ne sera pas pour autant prêt à caler sa marche sur la vôtre. Il faudra attendre qu'il ait 7 ou 8 ans avant de le voir sauter à cloche-pied ou marcher avec autant d'aisance que vous.

Escaliers : comment l'aider ?

En balade en forêt ou au parc, lorsque vous rencontrez des souches d'arbres ou des petits obstacles, incitez votre apprenti baroudeur à les escalader, en restant près de lui. Il musclera ses jambes, travaillera son équilibre et la coordination des membres supérieurs et inférieurs.
Il ne faut pas oublier que ses bras, véritables balanciers, jouent aussi un rôle essentiel dans sa recherche de l'équilibre ! Enfin, au-delà de ces pistes, n'oubliez pas que le développement est un tout et que c'est la diversité des expériences de votre enfant qui est importante et qui va permettre flexibilité et adaptabilité.

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